Nicolas Carteron à l’honneur sur le blog « Evasion lecture chez Missnefer »

Je salue la belle initiative de Missnefer de mettre chaque mois sous les projecteurs un auteur aimé, ou détesté d’ailleurs puisque la chronique s’intitule « coup de cœur ou coup de gueule ».

Ce mois-ci : Nicolas Carteron, dont le dernier livre, « viens, on le fait… » est sorti en novembre 2018.

Retrouvez l’intégralité de ses œuvres ainsi que son interview en cliquant sur sa photo (Ah, quel bel homme, quand même !)

 AYael0_VYJ4kYz8WH6mzTQ8Wak0@150x150

« Am Stram Gram » de M.J. Arlidge

51A1WDen8kL._SX303_BO1,204,203,200_

Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message :  » Vous devez tuer pour vivre.  » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.

Un très bon polar mené tambour battant. Les mots sont souvent crus, mais le vocabulaire (au vu d’une traduction) est impeccable, les dialogues percutants et les chapitres, parfois très courts, tiennent le lecteur en haleine en alternant les personnages et les lieux.

L’intrigue se tient de bout en bout et on ne peut que suivre l’enquête que mène avec acharnement la glaciale Helen Grace. J’ai adoré ce personnage tourmenté que l’auteur nous dévoile par petites touches. Plus atypique, c’est difficile : une main de fer dans un gant en toile émeri, cette inspectrice motarde et adepte de la flagellation ! Son coéquipier, le capitaine Mark Fuller, n’est pas franchement mieux question stabilité : un alcoolique dépressif à ses heures qui ne se remet pas de son divorce qui le sépare de sa fille !

Bref, une équipe d’écorchés vifs bien attachante qui va poursuivre avec détermination une tueuse en série aussi déjantée qu’eux.

Un très bon moment de lecture assuré pour les adeptes du polar !

Attention, petit spoil pour mon bémol tout personnel !

On ne peut que « suivre » l’enquête par les yeux d’Helen, ou parfois de ses coéquipiers. Aucun indice caché n’est mis à disposition du lecteur, voire même l’auteur nous cache volontairement une information découverte par l’inspectrice. Moi qui aime les puzzles et les déductions, j’ai été un peu frustrée de ne pas avoir la possibilité de pré-sentir le coupable moi-même.

Lien Amazon du livre de poche

« C(h)oeur de Nouvelles » des péceociens, recueil de nouvelles en faveur de l’association « Petit Cœur de Beurre »

51sS4i3Ni7L

lien Amazon

Neuf textes, neufs auteurs, neufs univers à découvrir, et il y en a pour tous les goûts : un soupçon de poésie, de sorcellerie ou d’humour pour certains, de l’anticipation pour d’autres, et même une enquête policière rondement menée !

Il m’est donc impossible de faire une chronique de l’ensemble du recueil. Chaque auteur y apporte sa touche personnelle, ses forces et ses faiblesses dans son genre littéraire que j’imagine (peut-être à tort pour n’avoir pas lu chez tous une autre oeuvre) de prédilection.

Je me suis laissée littéralement embarquer par certains textes, autant pour la forme que pour le fond, d’autres moins, selon ma propre sensibilité et mes attentes, bien évidemment, totalement subjectives.

Ce que je retiens de cette lecture :

1- en tant que lectrice qui a dévoré le livre en trois jours, découvrant par là même le principe du recueil de nouvelles que je n’avais jamais eu l’occasion de tester : j’ai beaucoup apprécié les changements d’univers toutes les dix pages. Le dépaysement est rafraîchissant après la micro-seconde d’adaptation !

2- en tant qu’auteure : la nouvelle est un exercice très périlleux où il faut capter (pour ne pas dire capturer) le lecteur dès la première ligne et le garder ferré au bout de sa ligne durant cette même dizaine de pages en montant crescendo jusqu’à la chute finale. Certains auteurs ici y sont parvenus avec brio, et je leur tire mon chapeau. Parce que je confirme : personnellement, je ne m’y essaierais probablement jamais !

Les nouvelles et leurs auteurs (par ordre de parution dans le livre / lien avec la page auteur Amazon pour chacun)

1- « Le puzzle » de Marc Vidon

 

2- « Cœur nucléaire » de Gabriel Ronan

3- « Quand la famille s’emmêle » de Madyline Rose

4- « Huit minutes et dix-neuf secondes » de Andréa B. Cécil

5- « Claude » de Barbara Laurame

6- « Entendre les cris » de Sophie Mancel-Hainneville

518nHbmKjJL._UY250_

7- « Quand le vent se tait » de Olivia Jones

8- « Ce que Darwin n’avait pas prévu » de Naima S. A. Diallo

51DZlBJEhoL._UY250_

9- « Le Captain' » de Pascal Bezard

« La longue nuit: la colonie de Haute-Terre » de Pierre-Guy Laurier

417R577r2AL

La Longue Nuit est une série en quatre volets qui s’inscrit dans la lignée de romans post-apocalyptiques tel « Malevil » de Robert Merles.
Elle décrit la fin d’une civilisation, la nôtre, qui en quelques jours va sombrer dans le chaos et l’anarchie. Au cœur de ce monde incertain et glacial, plongé dans des ténèbres permanentes, un homme et une adolescente qu’il s’est donné pour mission de protéger, vont tout mettre en œuvre pour assurer leur survie. Le danger est omniprésent. Il faut se méfier de tout et de tous, éviter les mauvaises rencontres, se protéger, apprendre à se battre. Y parviendront-ils sans perdre leur humanité ?
Un roman qui oblige le lecteur à se poser des questions. Et vous, dans quel clan seriez-vous ?

Le deuxième volet, « Les Filles du Rocher », paraîtra début novembre.

*

Quel plaisir que de plonger dans cette dystopie ! L’auteur nous immerge en quelques pages dans un monde post-apocalyptique tout à fait réaliste : une catastrophe naturelle, une poignée de survivants, un climat peu clément et un paysage ravagé où tout n’est plus que ruines de notre ancienne civilisation. (Je salue au passage le travail de recherche de l’auteur.)

c’est dans ce cadre que nous découvrons Eric, le narrateur, l’anti-héro, le monsieur Tout-le-monde pas du tout préparé à ce cataclysme, qui endosse le rôle de meneur contre son gré. Il prend sous son aile Adèle, une adolescente de 15 ans fragile du fait de son jeune âge, mais qui se révèle au fil des pages rebelle et volontaire. Tous deux se retranchent dans une ferme, celle de Haute-Terre, qu’ils considèrent comme un lieu relativement propice à la suivie en milieu hostile. Car lorsque toute règle et tout sens moral ne sont plus de mise, il faut apprendre à survivre. Rejoints par une poignée d’autres survivants, le groupe se forme bon gré mal gré en une communauté disparate pour se protéger de « bandes rivales » ou tenter de créer des alliances avec d’autres moins agressives.

J’avoue que j’ai passé ma lecture à me poser cette question : qu’aurais-je fait dans la même situation ? Bon, pour moi, la réponse est évidente, j’aurai été une des premières à me faire bêtement trucider !

Mais je me suis régalée à voir l’évolution des personnages face à l’adversité, lorsqu’au final le seul leitmotiv s’avère être : c’est lui ou moi.

Donc, pour moi, un très bon moment de lecture (proche de l’addictif tant les actions s’enchaînent), un coup de cœur pour l’histoire et les personnages attachants, avec une mention spéciale pour cette belle écriture, fluide et imagée. On sent que l’auteur a potassé son sujet, il maîtrise l’art du survivalisme en mode « j’ai pas le choix, faut que je m’en sorte » !

Seul bémol, qui n’en est finalement pas un : au premier abord, je n’aimais pas la couverture aux teintes violettes, je ne la trouvais pas « vendeuse ». Mais elle prend tellement vite tout son sens que je ne peux que m’incliner face à ce choix !

Le Tome Un est ici, en ebook, sur Amazon

« La face cachée des dômes » d’Anne Feugnet

IMGP0029

La France, 26e siècle.

Une trentaine de militaires qui ont survécu à l’extermination de la vie humaine et animale par des fanatiques religieux vivent dans des dômes artificiels.
Deux mondes où l’argent n’existe plus, où chacun est égal en droits… Mais où toute liberté a disparu ; les hommes et les femmes vivent séparément et n’ont aucun rapport depuis longtemps.
Antaldys, jeune mère porteuse non volontaire, va se rebeller contre le système qui l’oblige à abandonner son fils aux hommes. De son côté, Ethan, jeune homme frustré par une vie ennuyeuse qu’il n’a pas choisie, n’a trouvé d’autre moyen que de devenir père pour échapper à son destin.
Antaldys et Ethan vont braver les interdits, découvrir de monstrueux secrets cachés par leurs dirigeants…

La situation va leur échapper… mais cela en vaut-il peut-être la peine ?

 

Changement radical d’univers avec ma seconde lecture pour cette semaine de vacances : un roman post-apocalyptique !

Mon premier ressenti sur les deux tiers du roman : il est bien ficelé ; on sent que l’auteure a tout mis en œuvre pour crédibiliser la situation de ces deux dômes. Chaque détail de la vie de ces hommes et ces femmes séparés depuis des centaines d’années est expliqué et argumenté. Moi qui cherche souvent la faille, le détail qui tue, l’incohérence qui va faire capoter l’intrigue… bah, j’ai pas trouvé, j’ai juste lu avec plaisir, sans réfléchir, parce que l’ensemble me semblait plausible (donc qui a dit que j’étais psychorigide, hein ?). Les deux protagonistes principaux sont attachants, déterminés à bousculer ce petit vase clos sclérosé par le temps, et ce pour des raisons différentes, fort louables pour la jeune Antaldys, peut-être moins altruistes pour Ethan, mais ceci reste une affaire d’appréciation personnelle.

Par contre (ben, oui, faut bien que je trouve un défaut puisque la perfection n’existe pas !), petite déception sur le dernier tiers où j’ai bien moins adhéré aux personnages qui entraient en scène (dont je ne parlerais pas pour ne pas gâcher l’intrigue). J’ai eu l’impression que l’auteure choisissait la facilité pour justifier le déroulement de cette partie. Donc, sans aller jusqu’à dire qu’elle m’a perdue sur la fin du roman, je suis restée sur faim, un peu frustrée par cette simplicité.

Ce livre reste néanmoins un ouvrage agréable à lire, et jusqu’au bout, je tiens à préciser !

« De Ronces et d’Écumes » de Danielle Guisiano

IMGP0028

Vacances studieuses (non, je blague, super décontractées, au contraire, donc lecture légère)… mes impressions sur « De Ronces et d’Écumes » de Danielle Guisiano.

« Après un séjour de plusieurs années dans un pensionnat en Angleterre, Evy retrouve avec bonheur sa terre d’Irlande, la tête emplie de rêves d’indépendance et de liberté.
Mais le sort en a décidé autrement.
Au lendemain d’un bal masqué, le réveil est plus que surprenant. Ce qu’elle considère comme pure mascarade se révèle être un vrai serment de mariage. La voilà désormais unie au sulfureux et inaccessible baron de Kerry.
Et si le lien le plus indéfectible n’était pas Dieu ? »

Un livre que je n’ai mis que deux jours à lire, à l’écriture fluide, au vocabulaire recherché et parsemé de judicieuses descriptions du cadre de l’époque, le 19ᵉ siècle. Tous les ingrédients de la romance historique y sont réunis pour en faire un très agréable moment de lecture : une jeune héroïne rêvant du prince charmant, mais au caractère bien trempé, un « prince » (baron, pour le coup !) pas franchement charmant de prime abord, des quiproquos qui s’enchaînent pour mettre à mal le courage de nos deux principaux protagonistes, et une vengeance inassouvie.

Seuls bémols, pour moi, dans cette lecture : quelques expressions que j’ai jugé trop « modernes », alors que le récit est truffé d’expressions d’époque joliment tournées, et une ponctuation parfois anarchique (oui, je suis une maniaque de la virgule mal placée !).

En résumé, une belle histoire à lire pendant les vacances, sans prise de tête et dépaysante à souhait !

« Le sang blanc » de Pascal Bezard

51qWouHmjOL

Une histoire authentique où Pascal BEZARD nous fait vivre un an de la vie de Max, atteint d’un lymphome, un fait de vie qui peut toucher chacun de nous. Beaucoup de moments d’humour, de dérision, de réflexion, sur un rythme soutenu ou au point mort, jalonnent ce parcours atypique plein de pudeur et d’émotions. L’auteur nous fait partager, dans l’ombre de Max, les thèmes qui lui sont chers et son amour pour la littérature, tout en laissant le soin au lecteur d’interpréter et de s’interroger afin de comprendre.

Certains passages peuvent être difficiles pour les plus sensibles. Pour des raisons qu’il juge suffisantes, l’auteur a omis de faire figurer les noms de nombreux personnages ou les a modifiés. Ce livre peut être tenu pour un roman ou une oeuvre autobiographique, mais il est toujours possible d’imaginer que ceci a été rapporté comme un fait et en aucun cas comme un témoignage.

*

Pas facile de décrire ce livre, et pas toujours facile de le lire, non plus ! Mais l’auteur a su transcrire à merveille le quotidien de l’hôpital vu par le patient, Max, sans pathos, de réflexions personnelles en anecdotes et protocoles médicaux, de flash-backs sur sa vie passée à ses instants présents et ceux de sa femme, Lola, omniprésente dans le récit (sans oublier les lumières, la nuit, et la chienne). Et c’est, je crois, ce que j’ai apprécié le plus dans cette lecture : ce tourbillon perpétuel dans la narration, qui en fait, au final, un récit alerte alors que la vie semble tourner au ralenti.

Une bien belle découverte malgré le sujet grave qui est traité.

Retrouvez-le ici, sur Amazon

« La dame du vallon perdu » d’Eve Terrellon

 

En l’an de grâce 1416, Isabelle, sœur désargentée du ténébreux Arnault de Riprole, prend la route pour rejoindre le château de son fiancé. Sujette à une guerre endémique, la campagne normande est peu sûre et le charroi se fait attaquer. Sauvagement molestée, Isabelle est secourue par Tristan, un chevalier errant. Reconnaissante, elle demande à son frère d’accueillir ce dernier au château, pour qu’il y passe l’hiver avec son écuyer. Le fief est pauvre et la vie s’organise entre les mystérieux déplacements d’Arnault et la passion de Béranger pour la musique. Découvrant peu à peu les blessures qui marquent cette famille, Tristan se sent l’obligation de veiller sur Isabelle.

Que dire, si ce n’est que tout est là pour passer un superbe moment de lecture: le voyage dans le temps, avec les détails qui font mouche pour se plonger au 15eme siècle sans se noyer dans un vocabulaire médiéval incompréhensible, une histoire addictive, des personnages attachants, des secrets, de l’amour… Je me suis régalée et je vais m’empresser de lire les autres tomes des « dames de Riprole » !

Le livre est disponible ici, en ebook et broché

Millénium 4 : Ce qui ne me tue pas

Millenium.jpg

David Lagercrantz livre un thriller d’une actualité brûlante et signe les retrouvailles des personnages cultes créés par Stieg Larsson. La saga continue…

La chronique de Kirsteen est juste ici.

kirsteen duval

Millenium.jpgAuteur : David Lagercrantz ( Suède )

Biographie : David Lagercrantz a étudié la philosophie et la religion à l’université et sort diplômé de l’école de journalisme de Göteborg. Son premier travail de journaliste fut pour le magazine interne du constructeur automobile Volvo. Il part ensuite pour le quotidien tabloïd « Expressen » et travaille jusqu’en 1993 comme journaliste d’investigation, couvrant quelques-unes des affaires criminelles les plus importantes de la fin des années 1980 et début des années 1990 en Suède, notamment les meurtres Åmsele. Le succès littéraire arrive avec « Indécence manifeste » (Syndafall i Wilmslow, 2009), un roman inspiré de la vie du mathématicien britannique Alan Turing. En décembre 2013 la maison d’édition suédoise Norstedts annonce que David Lagercrantz a été engagé pour écrire le quatrième roman de la série « Millénium », série de romans policiers, dont l’auteur original est Stieg Larsson (1954–2004).Le roman, « Ce qui ne me tue pas » (Det som inte…

Voir l’article original 317 mots de plus

Écris notre histoire

Ecris notre histoire

Marie prend l’avion pour rendre visite à ses grands-parents en Floride. En plein décollage, elle ne peut s’empêcher d’agripper la main de son voisin. L’inconnu, avec qui elle discutera tout au long du vol, la quittera en lui laissant dans son livre quelques lignes mystérieuses, insinuant qu’il en serait l’auteur. Leur rencontre était improbable, pourtant, une véritable affection naîtra de l’écrit entre Travis et Marie. Mais Nathan, époux de Marie avec qui elle partage un bien lourd passé, voit cette relation d’un mauvais oeil. Celui-ci parviendra à l’obliger de couper les ponts avec Travis. C’était sans imaginer les conséquences incroyables que cette décision entraînerait…

La chronique de « I need more book » est ici.

I need more books

Je l’avais dévoré en manuscrit et l’avais noté 5/5. C’est donc avec une certaine impatience que j’ai redécouvert cette lecture. J’ai beaucoup apprécié la douceur de la plume d’Alee Toad. Un grand merci à Marine des Éditions les bas-bleus pour l’envoi et en format papier s’il vous plaît ! 

Voir l’article original 734 mots de plus