Les huit types de lecteurs, tiré du blog « le fictiologue » de Julien Hirt

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Comme tant d’autres avant moi, j’ai eu l’audace de classer les auteurs en trois grandes catégories. C’est un exercice qui permet d’y voir plus clair sur sa démarche d’écriture et sur la manière dont il convient de poursuivre nos priorités. Il est toutefois encore bien plus utile de s’intéresser aux lecteurs, et de les placer eux aussi dans un certain nombre de catégories.

Il ne s’agit pas ici de se montrer réducteur : les lecteurs ont des aspirations innombrables, et apprécient la lecture pour des raisons très diverses. Comme avec les auteurs, il faut bien comprendre que, même si l’on place un lecteur dans une des catégories ci-dessous plutôt que dans une autre, cela ne l’empêche pas d’être concerné par des critères qui n’y figurent pas. En réalité, en tant que lecteurs, nous faisons tous probablement partie de deux ou trois catégories différentes. Ce n’est pas de naturalisme qu’il s’agit ici : on ne colle pas une étiquette à chaque lecteur comme s’il était un spécimen rare de libellule.

Néanmoins, l’idée qu’il existe différentes raisons d’empoigner un livre, qui correspondent à différentes manières de satisfaire ces envies, est une notion précieuse à garder en tête pour quiconque a pour vocation d’écrire. En se préoccupant de la manière dont réfléchissent les lecteurs, ce qui capte leur intérêt, ce qui les touche, on pourra plus facilement les satisfaire, ou en tout cas éviter de les froisser. Sans tomber dans un populisme artistique qui consisterait à flatter en toutes occasions les souhaits du marché, il n’y a pas de mal à garder en tête les aspirations de celles et ceux qui vont nous lire, quitte à choisir ensuite, en toute connaissance de cause de ne pas en tenir compte.

Suite de l’article juste ici !

Le Fictiologue

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Comme tant d’autres avant moi, j’ai eu l’audace de classer les auteurs en trois grandes catégories. C’est un exercice qui permet d’y voir plus clair sur sa démarche d’écriture et sur la manière dont il convient de poursuivre nos priorités. Il est toutefois encore bien plus utile de s’intéresser aux lecteurs, et de les placer eux aussi dans un certain nombre de catégories.

Il ne s’agit pas ici de se montrer réducteur : les lecteurs ont des aspirations innombrables, et apprécient la lecture pour des raisons très diverses. Comme avec les auteurs, il faut bien comprendre que, même si l’on place un lecteur dans une des catégories ci-dessous plutôt que dans une autre, cela ne l’empêche pas d’être concerné par des critères qui n’y figurent pas. En réalité, en tant que lecteurs, nous faisons tous probablement partie de deux ou trois catégories différentes. Ce n’est pas de naturalisme qu’il s’agit…

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Réussir sa phase de bêta-lecture

Sans eux, nous ne sommes rien : les bêta-lecteurs

Stéphane ARNIER

« Ton lecteur là, il m’a tout l’air d’un gros bêta.
— En effet. »


[Article publié dans sa première version le 11/01/2016, complété le 09/12/2016]

J’ai déjà cité ici mes bêta-lecteurs. Ou sur ma page FB. Ou sur Twitter. Mais je n’ai pas expliqué ce qu’ils sont, à quoi ils me servent, et pourquoi je leur dois tant. Il est l’heure de leur rendre hommage… et d’en profiter pour te donner quelques conseils pour faire de ta bêta-lecture un exercice vraiment profitable.

QUOI ?

Un bêta-lecteur est une personne à qui l’auteur envoie une « bêta » de son livre (une version non définitive, mais très avancée) afin qu’il le lise et en fasse un retour. C’est un « lecteur test ».

POURQUOI ?

Pour la même raison qu’on teste n’importe quel produit avant de le mettre sur le marché : pour vérifier qu’il « fonctionne » comme on l’espère. Ce principe de lecteur test ne se limite pas aux…

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« A propos d’écriture » : un blog que je consulte régulièrement pour me remettre les idées en place !

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Je vous poste ici l’introduction de l’un des nombreux articles du blog sur « Les 7 mots à bannir de votre écriture », mais n’hésitez pas à fouiller à droite à gauche pour y glaner d’autres astuces !!

« La règle essentielle d’écriture

Dans cet article, nous allons évoquer les sept mots à éviter dans votre écriture, mais le meilleur conseil à vous donner si vous voulez progresser et améliorer votre écriture, ce serait :

“Soyez précis.”

Être précis est le meilleur conseil que je donne à chaque personne que j’accompagne dans son projet d’écriture.

Il existe plusieurs façons d’écrire avec précision mais la première démarche à adopter d’emblée est de bannir sept mots de votre écriture.

Si vous persistez à utiliser ces fameux sept mots, non seulement votre écriture restera vague, mais vous risquez en plus de gâcher vos efforts d’écriture et le message que vous souhaitez transmettre.

Appliquez cette règle essentielle d’écriture et renoncez définitivement à ces sept mots, trop imprécis et nuisibles à votre texte.

Chaque fois que vous vous surprendrez à les utiliser, trouvez un moyen de les remplacer, la force de votre phrase y gagnera.

Mise en garde

Le problème quand on donne des conseils, c’est que l’on fait souvent soi-même exactement ce que l’on dit aux autres de ne pas faire.

Si vous me surprenez à utiliser l’un de ces sept mots dans cet article ou ailleurs, n’hésitez pas à le souligner !

Considérez qu’aucun d’entre nous, moi y compris, n’est arrivé au sommet de la perfection.

Les 7 mots à bannir de son écriture

Sans plus tarder, voici les 7 mots à éviter si vous voulez gagner en style… »

Maintenant, ne vous reste plus qu’à découvrir ces fameux mots juste ici !!!

 

Second article sur l’auto-édition, tiré du blog « Julie lit au lit »

L’autoédition ou l’art de tout faire soi-même

« L’autoédition, vous connaissez? En fait, il existe trois types d’édition soit, l’édition en maison d’édition, l’édition à compte d’auteur et l’autoédition. Cette dernière gagne en popularité, tout particulièrement du côté des illustrateurs.

En autoédition, l’auteur prend lui-même en charge la publication du livre et doit donc assurer le rôle de chargé de projet éditorial. Non seulement il écrit le manuscrit, mais il endosse les frais liés à la production matérielle, ainsi que plusieurs tâches en lien avec la production du livre telles que : la révision, la correction, la conception de la couverture, le demande de numéros ISBN, la sélection d’un imprimeur, la distribution et le service de presse. Les auteurs qui optent pour l’autoédition doivent posséder les connaissances et les compétences nécessaires à la production d’un livre. » (…) Suite sur le blog…

Julie lit au lit

L'autoédition, ou l'art de tout faire soi-même.

L’autoédition, vous connaissez? En fait, il existe trois types d’édition soit, l’édition en maison d’édition, l’édition à compte d’auteur et l’autoédition. Cette dernière gagne en popularité, tout particulièrement du côté des illustrateurs.

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Tiré du blog « Julie lit au lit »: petit rappel sur l’auto-édition

Découvrir l’autoédition sans jugements

« On a tous une image romantique des livres, de l’éditeur qui lit des manuscrits. Pourtant, il y a aussi ces auteurs qui choisissent l’autoédition. Ce peut être un terme peu connu de ceux qui ne sont pas issus du milieu culturel. Pourtant, ce mot parle de lui-même. L’auteur fait tout. Comment percevez-vous ce choix ? Est-ce vraiment de l’édition? Est-ce vraiment valable? Est-ce de qualité? Tant de jugements sur le travail d’un auteur qui a travaillé fort pour tenir son livre entre ses mains. Mais, pourquoi ces jugements? Dans cet article, je vous invite à franchir la barrière des jugements. Découvrez ce qu’est l’autoédition et la place qu’elle occupe sur le marché. Nous verrons comment elle est perçue. Puis, nous discuterons des erreurs fréquentes commises par les auteurs autoédités et comment les éviter. Alors, prêts pour l’aventure? » (…) Suite sur le blog

Julie lit au lit

Découvrir l’autoédition sans jugements, un texte de Marie-Michèle Martel.

J’ai le plaisir d’accueillir une nouvelle collaboratrice sur le blogue : Marie-Michèle Martel. Dans cet article, elle démystifie l’autoédition et elle nous informe sur les pièges à éviter.

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Les erreurs de l’écrivain débutant.

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Merci à Nathalie LN de nous avoir fait partager cet article par l’intermédiaire de Facebook.

Tiré du blog « Légendaire » du 28 février 2018« , il reprend, exemples à l’appui, les travers inélégants des auteurs en herbe sur :

  • la ponctuation non maîtrisée
  • les conjonctions mal employées
  • les descriptions de personnages trop lourdes
  • les fautes de sémantique
  • les dialogues inintéressants
  • la littérature comme scénarios de cinéma
  • le  manque de fluidité
  • la confusion des pronoms personnels
  • les scénarios sans originalité

 

Le dilemme du D’ ou DE devant un prénom.

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Lors de l’écriture de notre roman à quatre mains avec Lucie s’était posée la question pour l’un de nos personnages, Hugo.

Devions-nous mettre « De Hugo » ou « D’Hugo » ?

Élément de réponse ici: les deux se font, mon Capitaine !

Enquête linguistique sur le site « Le druide »

On lit parfois des choses comme : sous la direction de Anne Dupont. Ne faudrait-il pas plutôt écrire sous la direction d’Anne Dupont?

Effectivement, il devrait normalement y avoir élision (remplacement de la voyelle finale de certains mots par une apostrophe) devant un nom propre de personne commençant par une voyelle ou par un h muet : le fils d’Anne, les poésies d’Hugo. Mais on observe une tendance à ne pas faire l’élision, surtout quand ce nom propre est court (le fils de Anne, les poésies de Hugo), quand il a une consonance étrangère ou quand il est homophone d’autres noms. Cette tendance n’est pas à encourager, mais il y a au moins deux situations où il est préférable de ne pas faire l’élision.

1. Quand, par exemple sur une page frontispice ou sur une affiche, le nom propre et le mot qui précède ne se trouvent pas sur la même ligne :

 

sous la direction
de
Anne Dupont 

2. Quand le nom propre n’est représenté que par son initiale :

 

sous la direction de A. Dupont

Dans les autres cas, il est préférable de pratiquer l’élision devant les noms propres de la même manière que devant les noms communs.

Structurer son roman : scène d’ouverture ; climax et dénouement

Bon, si je m’écoutais, je mettrais en lien tous les articules de Kirsteen sur le processus créatif… Mais je vous laisse le soin de voir par vous-même, ils sont tous très instructifs !

Les conseils de Ponine

Bonjour à tous,

Aujourd’hui reprise de la petite série d’articles sur la manière dont je structure mon roman, cette fois je vais vous expliquer comment je commence par structurer ma scène d’ouverture, mon climax et le dénouement de mes histoires. Il s’agit là de la première étape lorsque je commence réellement la planification.

La scène d’ouverture :

La scène d’ouverture correspond au moment où le lecteur entre dans l’histoire, lorsqu’il la découvre et que vous exposez votre histoire.

La scène d’ouverture ou d’exposition est toujours le premier contact que vos lecteurs auront avec votre histoire, c’est pourquoi il ne faut pas la rater. Qu’importe si votre scène d’ouverture est un prologue, la première scène de votre roman, ce qui compte c’est l’effet que cette scène doit procurer sur votre lecteur.

Je veuille toujours à ce que l’émotion qui se dégage de cette scène soit toujours celle que je cherche…

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Des pistes pour mieux maîtriser la correction de son roman.

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Je relaie aujourd’hui:

Article tiré du blog « Ecrire un roman » du 13 juillet 2013. N’hésitez pas à fouiller plus avant, il regorge d’informations intéressantes !

 

Guide pour la correction d’un roman

Vouloir tout réécrire n’est pas un comportement si inhabituel. Pour éviter cela, je recommande dans un premier temps d’imprimer votre manuscrit, s’il est sur votre ordinateur. Bon nombre d’écrivains trouvent qu’il est plus simple de travailler de la sorte. De même, n’hésitez pas à vous munir d’un carnet pour noter vos impressions ou remarques ainsi que de stylos de couleurs différentes.

Ne soyez pas perfectionniste, donnez-vous un délai réaliste. Vous devez vous rappeler que votre roman n’est pas le meilleur livre que vous aurez écrit. (Si c’est le cas, ce serait vraiment triste, car cela signifierait que l’ensemble de votre carrière à partir de ce moment précis ne sera que régression.) Votre objectif est de produire le meilleur livre que vous êtes capable d’écrire à l’instant où vous lisez ces lignes.

Maintenant, relisez-vous en faisant des corrections ciblées. Posez-vous les bonnes questions : est-ce que votre protagoniste est cohérent tout au long du livre ? Avez-vous résolu votre histoire et vos intrigues secondaires ? Cette scène est-elle réellement indispensable ? Etc.

Les trois questions fondamentales SONT :

  1. Est-ce que l’histoire a du sens ?
  2. Qu’est-ce qui manque ?
  3. Que dois-je retirer ?

Pendant votre lecture, corrigez les petites erreurs dans la marge. Cela inclut l’orthographe et les fautes de frappe, les maladresses ou les adverbes inutiles. Cela peut être aussi des petits oublis comme les cheveux et la couleur des yeux d’un personnage. Ces corrections sont la plupart du temps rapidement applicables.

En même temps, marquez les erreurs plus importantes comme les lacunes ou les incohérences au niveau de l’intrigue, ces erreurs étant moins simples à étouffer. Marquez chacun d’elles avec un astérisque et dans votre cahier, décrivez le problème trouvé et ce que vous devez faire pour y remédier.

Par exemple :

Julie est la confidente du personnage principal Marie. Celle-ci se confie à elle au début du roman après la mort de son chien. Mais, par la suite, Julie disparaît. Comment se fait-il que Julie n’apparaisse jamais par la suite alors que les deux personnages étaient censés être proches ?
Avant la fin du livre, faisons en sorte que Julie appelle Marie.

C’est là que les stylos de couleurs différentes rentrent en jeu. Il devient beaucoup plus facile de localiser vos notes pour vous-même et de les connecter à l’astérisque approprié.

Lorsque vous avez terminé votre lecture, revenez en arrière et commencez à ajouter des passages pour corriger les lacunes du fond. Ne le faites pas qu’une fois la lecture complète parce que vous devriez voir le tout comme un ensemble (faire en sorte que Marie achète un pistolet pour pouvoir l’utiliser à la fin pour anéantir son rival). Je vous recommande par la suite de vous relire une dernière fois et demander l’avis de lecteurs potentiels.

De même, la lecture orale est effectivement très importante pour la musicalité du texte. Par contre, c’est très long et très fatigant, je conseille donc de le faire vers la fin du processus, lorsque le grain a été déjà bien affiné. Sinon, vous serez amenés à vous interrompre trop souvent pour appliquer des modifications et cela peut devenir vite lassant et inefficace.

Check-list pour réviser un manuscrit

Voici une liste de recommandations pour relire et améliorer votre livre.

Incipit

  • Est-ce que les premières phrases attirent votre attention ? Présentent-elles le principal problème du protagoniste ?
  • L’incipit le plus célèbre : « Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : “Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués.” Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. » L’Étranger, Albert Camus (1942)

Conflit

  • Par conflit, je ne veux pas dire de l’action « pan boum ». Le conflit, selon Ben Bova, est la « lutte mentale ou morale causée par des désirs et des objectifs incompatibles. » Il estime que « c’est ce genre de conflit qui rend toute intrigue passionnante. »
  • Le personnage principal vit-il un conflit intérieur ? Est-ce le cas entre les personnages principaux, s’il y en a plusieurs ? Le conflit émotionnel fait partie de ce que recherche le lecteur. Par exemple : l’amour contre la loyauté, l’avidité contre le devoir, la peur contre le désir, la vengeance contre le doute de soi-même.
  • Y a-t-il trop ou pas assez de conflits ?
  • « Le travail de l’écrivain est d’être un fauteur de troubles ! Trouvez autant de conflits et de problèmes pour votre protagoniste et à autant de niveaux possibles, en laissant un nouveau problème naître du précédent. Et ne jamais résoudre un problème jusqu’à ce que vous en ayez créé au moins deux de plus. Ce sont les problèmes non résolus qui forment la chaîne des promesses qui maintiennent le lecteur intéressé. » Ben Bova.
  • À la fin, tous les conflits doivent être bien sûr résolus.
  • Y a-t-il suffisamment de conflits entre les personnages ? S’expriment-ils par l’action, le dialogue, les attitudes de ceux-ci ou leurs valeurs ? Les personnages sont-ils suffisamment contrastés ou semblent-ils seulement être figés, se complaire dans un seul archétype ? Ont-ils eu la possibilité de s’influencer les uns les autres ?

Intrigue

  • Est-ce que l’intrigue est claire et un minimum plausible ?
  • Le personnage principal a-t-il un problème clairement défini à résoudre ? Avez-vous ressenti à la fin que ce problème ait été résolu ou est-ce que le personnage est résolu à vivre avec ?
  • Êtes-vous capable de déterminer l’époque et le lieu où se déroule votre histoire assez rapidement ?
  • Est-ce que votre récit commence au bon moment et se clôt au bon moment ?
  • Y a-t-il des scènes qui ne semblent pas faire avancer l’intrigue ou de longueurs ?
  • Y a-t-il une abondance d’analepses qui accaparent beaucoup l’attention ?
  • Laissez-vous une place aux intrigues secondaires ? Où, en revanche, y a-t-il un surplus d’intrigues secondaires qui noient l’intrigue principale ?
  • Chaque intrigue secondaire est-elle utile ? Sert-elle l’histoire générale ou l’auteur semble seulement chercher la complexité ?
  • Le rythme des différentes intrigues est-il suffisamment rapide pour garder l’attention du public ?
  • Résolution de l’histoire : est-ce que le conflit et la tension amènent à un dénouement satisfaisant ? Ou est-ce que l’auteur laisse le lecteur incertain, pensif, se demandant ce qui s’est passé ? Lorsque vous avez terminé votre roman y avait-il des choses que vous aviez toujours besoin d’expliquer, de préciser ?

Le cadre

  • Le contexte est-il suffisamment décrit de telle sorte à peindre un tableau qui semble assez réel pour le lecteur ? Avez-vous senti que vous étiez transporté à l’époque ou le lieu ?
  • Y a-t-il trop de descriptions pour les lecteurs modernes ? Utilisez-vous des clichés et des expressions mille et une fois revues ?
  • Est-ce que vous nommez de façon pertinente vos personnages, les lieux et les choses ? Y a-t-il quelques noms de personnages difficiles à retenir ou non appropriés, voire tout simplement stéréotypés ?
  • « Le lecteur aura du mal à imaginer un héros brutal nommé Elmer Small, mais James Retief fonctionne bien dans les histoires de Keith Laumer. De même, Bubbles La Toure est loin d’être le nom d’une religieuse sainte, alors que Modesty Blaise est un nom sexy et intrigant pour un équivalent féminin de James Bond. » Ben Bova.
  • Le comportement des personnages est-il compréhensible vis-à-vis de leur époque et de leur milieu alentour ?
  • Est-ce que la date et l’ordre des événements dans l’histoire sont irréprochables ? Par exemple, imaginons que John conduise une nouvelle voiture dans le chapitre six, mais faut-il attendre le chapitre dix pour qu’il l’achète ?

Caractérisation

  • Est-ce que les personnages semblent réels ? Sont-ils stéréotypés ou se résument-ils à des coquilles vides ?
  • Le passé de vos personnages est-il travaillé et évoqué ?
  • « Il est très important de s’intéresser à la construction de personnages pour s’assurer de la cohérence et la précision de leur passé. Si vous mentionnez dans le chapitre deux que le signe astrologique de votre sœur est celui du Lion, puis, dans le chapitre douze, vous devez lui fêter son anniversaire lors d’une chute de neige (sauf si elle vit au pôle Nord ou dans l’hémisphère sud), la crédibilité sera perdue. Même si le lecteur ne saisit pas le pourquoi, il aura un sentiment que “quelque chose” cloche. » Debra Littlejohn Shinder
  • Les personnages ne vivent pas seuls, ils ont de la famille, des amis, un travail, des soucis, des ambitions, des traumas, etc.
  • Avez-vous eu une vision juste de la culture, la période historique, l’emplacement et l’occupation dans laquelle se trouve le personnage principal ?
  • Trouvez-vous assez de contradictions dans les protagonistes, dans leurs émotions, leurs attitudes, leurs valeurs ? C’est ce qui les rend intéressants et imprévisibles.
  • Trame de fond : Est-ce que l’auteur semble lancer un tas d’informations sur le passé et le comportement d’un personnage dans un ou deux longs discours, ou le fait-il par petites touches tout au long du livre ?
  • Est-ce que le protagoniste évolue au cours du roman ?
  • L’histoire peut-elle être améliorée en ajoutant plus de détails à la caractérisation des personnages ? Leurs croyances stéréotypées, leurs relations avec d’autres personnages, leurs habitudes, leurs loisirs, leur talent et leurs capacités, leurs goûts et leurs préférences ou leur description physique ?
  • Est-ce que vous privilégiez dans chaque chapitre une description assez sensorielle ? Le lecteur peut-il facilement sentir ce qui se passe autour du personnage principal ? Les cinq sens sont-ils employés dans ce but ? La vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat ou le goût.
  • Est-ce que l’antagoniste est contrasté ou se révèle être une simple caricature du méchant classique ?
  • Chaque lecteur a ses préférences en terme de caractérisation et de la quantité de détails. Est-ce qu’ici la caractérisation est trop prononcée ou a recours à l’imagination du lecteur ? N’est pas Zola, qui veut !

Dialogue

  • Est-ce que les mots qui sortent de la bouche des personnages correspondent à leurs personnalités et leur tempérament ?
  • Y a-t-il un excès de dialogue ce qui est la plupart du temps une mauvaise chose ?
  • Est-ce qu’un personnage a tendance à s’exprimer en longs monologues ou en longue tirade ?
  • Êtes-vous en mesure de repérer le conflit, les rapports de force, les attitudes et les intentions de chaque personnage dans leur dialogue sans que l’auteur vous le dise directement ?
  • Est-ce que le dialogue sonne juste ? Pour ce faire, essayez de vous relire à haute voix.
  • Est-ce que le dialogue semble trop RÉEL avec beaucoup de phrases incomplètes, de pauses, d’hésitations, d’insultes, de clichés et de mentions inutiles ?
  • Est-ce que l’utilisation du dialecte rend l’ensemble trop lourd, difficile à lire ?
  • Est-ce que chaque personnage a ses propres ton et rythme, un accent et un vocabulaire (si nécessaire), et même des interventions de durée déterminée ?
  • Lors d’une conversation dans votre œuvre, pouvez-vous facilement deviner qui parle sans les incises ?

Point de vue

  • Y a-t-il plusieurs points de vue dans votre roman ?
  • Utilisez-vous la première personne ou la troisième du singulier ? Les changements de point de vue sont-ils signalés clairement ? Il n’y a rien de mal en soi à en changer, tant que ce n’est pas fait trop souvent et ça ne casse pas la fluidité.
  • Utilisez-vous la focalisation interne, externe ou omnisciente comme la majorité des livres ? Ou bien les fusionnez-vous ? Est-ce que votre choix vous semble pertinent ?
  • « Le point clé est d’amener le lecteur à s’engager dans un contrat par lequel l’auteur propose : “Je ne vais pas tout vous montrer dans la tête du personnage, car ce serait vous gâcher l’histoire, à la place, je vais vous révéler des indices et des choses à mesure que nous avancerons, mais je vous promets que je ne vais pas tricher.” » Trevor Lawrence
  • Lorsque vous changez de point de vue, étiez-vous en mesure de deviner rapidement qui est le nouveau narrateur en tant que lecteur ?

Montrer au lieu de dire

  • Du point de vue d’un personnage, l’auteur daigne-t-il à mettre à profit ses sens dans la description ? Ou, nous précise-t-il juste par exemple que le dîner était très bon ?
  • Est-ce l’auteur décrit exactement de quelle façon, les personnages se comportent ?
  • Y a-t-il trop de langage abstrait, là où des détails spécifiques auraient eu un impact plus important sur le lecteur ?
  • Y a-t-il une profusion de termes comme « très »« beaucoup »« vraiment »« grand », ou « beau » ? Ou bien la description s’avère-t-elle plus colorée et diversifiée ?
  • Avons-nous eu la chance d’interpréter ce que les personnages ressentent, si ce n’est que l’auteur nous le spécifie directement ? Par exemple, j’ai écrit une fois : « Deux semaines plus tard, après plusieurs heures de travail, Patrick se sentit épuisé. » Et j’ai manqué ainsi l’occasion de décrire sa fatigue à la place.

Style

  • L’orthographe est irréprochable.
  • La grammaire et la conjugaison sont correctes et demeurent cohérentes tout au long du livre.
  • Vous utilisez des verbes forts et percutants au lieu des verbes faibles (« faire »« sembler »« paraître »« commencer »« pouvoir », etc.). Vous transformez les adverbes en verbes, dans la mesure du possible, et les adjectifs en noms.
  • Vos descriptions privilégient les cinq sens.
  • Il y a un équilibre entre les dialogues, les passages narratifs et les descriptions.
  • Toutes vos phrases sont claires et non ambiguës.
  • Chaque mot et chaque phrase ajoutent du sens. Si ce n’est pas le cas, supprimez tout élément superflu
  • Vous limitez la redondance. Évitez de répéter la même information (comme la description d’un personnage), spécialement lorsque vous utilisez les mêmes termes.
  • La cohérence est assurée tout au long de l’œuvre. Aucune partie du manuscrit ne contredit une information donnée auparavant (à part dans le cas d’une histoire mettant en scène de multiples personnages et de multiples narrateurs auxquels on ne peut pas tous faire confiance).
  • Vous changez de contexte (temps et lieu) de manière discrète et naturelle. Si votre roman raconte l’histoire simultanée de plusieurs personnages, vérifiez que la narration anticipe tous les changements de contexte.
  • Quelle est la taille des paragraphes et celle des phrases ?
  • Il n’y a pas de clichés comme le flic alcoolique dépressif, le traumatisme d’enfance ou la gentille héroïne malmenée par la méchante garce.
  • Toutes les scènes impliquent et engagent le lecteur, mettant à profit son intelligence. Méfiez-vous des passages ennuyeux, prévisibles ou trop mous.
  • Vous devez être capable de caractériser le style de votre roman. Par exemple, un style classique et littéraire (sobriété de la langue, richesse de la syntaxe et construction du récit), style « moderne » (caractérisé par un vocabulaire familier, des phrases et chapitres courts), style décalé par le biais de l’humour, style technique presque documentaire (mots techniques et descriptions précises), etc.
  • Est-ce que l’auteur verse trop dans le mélodrame et le pathétiquece qui peut se révéler perturbant sur le long terme ?