« Mayfly’s partners » cherche maison d’édition…

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Après un an à travailler dessus, le premier tome de Mayfly, écrit en collaboration avec Marie Anjoy, vient enfin de prendre son envol vers les comités de lecture !

Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre et croiser les doigts…

« Mettre du beurre dans les épinards »… Olivia nous avait tous les cinq bien appâtés avec son idée ! Et aujourd’hui, en marge de nos professions respectives, nous officions en tant qu’escorts chez Mayfly, son agence d’accompagnement personnalisé. Des instants de nos vies que nous gardons secrets et qui nous réservent bien des surprises…

Partez à la découverte de cette agence peu ordinaire dirigée par Olivia, ancienne coach sportive, et secondée par Marie-Sophie, son amie d’enfance, engoncée dans son mariage avec Charles, un homme d’affaires issu de la bourgeoisie du Plessis Robinson.

Y sont tour à tour embauchés Alexandre, infirmier hôpitalier qui, sans en avertir son épouse, souhaite offrir un meilleur train de vie à sa famille en acceptant des missions d’accompagnement, mais refusant les ‘plus si affinités’ ;

Amina, ancienne hôtesse de l’air atteinte d’une grave insuffisance cardiaque la clouant au sol, qui accepte le poste dans le seul but de gagner suffisamment d’argent pour embaucher un avocat et revoir son fils qui lui a été arraché vingt-cinq ans plus tôt ;

Emmanuelle, professeure d’histoire-géographie dans un lycée où elle s’ennuie à mourir après des années à vivre aux quatre coins du globe avec son compagnon qui la quitta dès leur retour en France ;

Et enfin Charlène, la benjamine pas encore trentenaire, qui ne colle pas du tout au profil recherché, mais charme par sa fraîcheur presque juvénile, lesbienne assumée, autodidacte au franc parler, cantinière dans le même établissement qu’Emmanuelle.

Leurs missions chez ‘Mayfly’ les changeront tous, au point de perturber leur vie privée qu’ils tentaient pourtant de cloisonner. Ce qu’ils avaient pris pour un simple boulot d’appoint se révélera le début d’une belle amitié et, pour certains, le début d’une formidable histoire d’amour.

« Aime ton prochain », nouvelles de Stéphane Blanchet


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Avez-vous déjà envisager de manger votre meilleur ami ? De pratiquer le stock-car avec des cervidés ? Ou de confectionner des colliers de mouches pour vos petites amies ? Saviez-vous qu’il suffit de quatre aérosols de laque capillaire pour tuer un homme ?

Ce sont quelques unes des folles déviances qui vous attendent au fil des pages de ce recueil de douze nouvelles. Les personnages de « Aime ton prochain » sont déjantés, pathétiques, dérangeants, et pourtant profondément humains. Comme nous, ils recherchent l’amour, la reconnaissance et le bonheur.

Mais quand la quête tourne à l’obsession, il est aisé de trébucher et de tutoyer dangereusement la ligne à ne pas franchir…

Quel bonheur que cette lecture ! 12 nouvelles parfaitement menées où je me suis délectée de personnages totalement amoraux, de situations d’ordinaire cauchemardesques.

Alors si, comme moi, vous bridez vos remarques caustiques et vos pulsions perverses, lisez, lisez et révélez votre part d’ombre et votre sadisme – je ne juge personne, hein, c’est la nature humaine ! – en découvrant les personnages de Stéphane Blanchet.

En achevant ce recueil, j’ai presque hésité à plomber de chevrotine mon voisin qui s’évertue à passer le rotofil, le dimanche à huit heures ! Pour une fois, à bas la bienséance !

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Extrait

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« La quête du temps – Tome 1 : Errances » de Lise Barrow

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Mais qui est donc ce mystérieux étranger que Chanasa a recueilli inconscient et lourdement blessé sur le chemin, au mépris des règles des rebelles ? Un homme en fuite, qui erre dans le royaume des Terres Centrales. Un homme marqué d’un tatouage singulier, poursuivi par des individus énigmatiques et dangereux. Un homme doté d’un pouvoir stupéfiant… Face aux sombres menaces qui pèsent sur le futur, la jeune femme ne peut en démordre : elle sait que cet étranger est important. Malheureusement, il a perdu tous ses souvenirs et il semble bien que seuls ses ennemis détiennent les clés de son passé. Parviendra-t-il à retrouver la mémoire avant que la terre ne sombre dans le chaos et ne les engloutisse tous ?

Grâce à Gaëlle Guitton et aux éditions ‘La plume et le parchemin’ qui m’ont gentiment proposée ce Service Presse, j’ai eu la chance de découvrir ce roman Fantasy Médiéval, genre qui n’est d’ordinaire pas celui que j’affectionne le plus. Et bien ma lecture fut un réel plaisir !

L’auteure maîtrise son écriture : c’est fluide, agréable, et semé ça et là de quelques termes d’époque qui campent d’autant mieux le décor. Lise Barrow prend soin des détails qui font la différence, elle peaufine les caractères des nombreux personnages, ce qui les rend facilement identifiables. Et on s’attache, forcement, surtout à Nik et Chanasa, les protagonistes principaux avec leurs personnalités hautes en couleur !

Après un prologue énigmatique, mais que j’ai gardé en mémoire durant toute ma lecture en évoquant mille hypothèses pour le relier au roman, j’ai donc suivi les aventures d’un curieux Nik aux yeux émeraude et aux pouvoirs étranges en sus d’être un incroyable combattant. Son destin le pousse vers le clan opposé à la royauté en place par le biais de Chanasa, leur guérisseuse.

Entre guerres de pouvoir, idylle naissante, trahisons, quête d’identité et un mystérieux petit groupe d’hommes inconnus de tous, pas de temps mort ! J’ose donc un 4/5 pour l’addictif et un 5/5 pour l’intrigue et la maîtrise de ce premier tome. Tout n’y étant pas révélé – c’est le principe même d’une saga -, j’attends la suite avec impatience !

*

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« Starters » de Lissa Price

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Vous rêvez d’une nouvelle jeunesse ? Devenez quelqu’un d’autre.
Règles s’appliquant à la clientèle de Prime destinations
1) N’oubliez pas que le corps dont vous êtes locataires est celui d’une jeune personne.
2) Il vous est strictement interdit de le modifier ou de le blesser.
3) Toute activité illicite entraînera l’annulation de votre contrat.
Le corps que vous avez loué nous appartient.

Dans la lignée des « Hunger Games », « Labyrinthe » et autres « Divergente », nous voici plongé dans un monde post-apocalyptique. Une guerre bactériologique, la guerre des spores, a donné naissance à un pays où seuls deux catégories d’humains ont pu survivre : les Enders (les vieux, genre 90 ans et plus, mais très bien conservés grâce aux avancées fulgurantes de la science) qui gouvernent et monopolisent les emplois, et les Starters (les jeunes), utilisés comme esclaves ou internés en hôpitaux psychiatriques s’ils ne possèdent plus de grands-parents ou d’arrière grands-parents pour se porter garants.

Callie, 16 ans, orpheline, a su éviter les rafles. Elle survit en squattant les immeubles désaffectés qui pullulent dans certains quartiers en ruine, avec pour seule mission de garder en vie (et libre) son jeune frère de 7 ans.

Néanmoins, l’état de santé de son frère nécessitant des soins en urgence, elle n’a plus d’autre choix que celui évoqué sous le manteau : se rendre chez « Prime Destination » pour y monnayer son corps. La location ne devrait durer que quelques jours, quelques jours où un Ender prendrait possession d’un corps plein de vitalité pour se remémorer ses jeunes années.

L’aventure va bien évidemment se corser lorsque se détraque la puce neuronale qui lie Callie, la donneuse, à Héléna, sa locataire, et que l’adolescente découvre les sombres desseins de son hôte.

J’avoue que je ne me suis pas particulièrement attachée au personnage de Callie, probablement parce que ses réactions d’adolescente, sa naïveté et ses premiers émois ne sont plus en adéquation avec moi (qui suis une Ender, mais une jeune Ender). Je l’ai trouvée un peu trop lisse, un peu trop sage pour le monde soi-disant chaotique dans lequel elle vit.

Par contre, sa quête de vérité sur l’étrange agence de location, qui cache en réalité un vaste complot visant les Starters, est complètement prenante. Peu de répits, beaucoup de rebondissements… avec un peu de romance quand même, pour plaire au plus grand nombre !

Pour conclure, je vois ce livre comme un très agréable roman d’anticipation pour adolescents. Un adulte qui le lirait y trouverait probablement un léger manque de profondeur dans le contexte, des dénonciations pas assez virulentes de la société de consommation régie par l’argent et les inégalités sociales, l’absence de détails sur la guerre en elle-même (période à peine survolée dans le livre) et l’élimination des Middlers. C’est d’ailleurs sur ce seul point que je poserai un bémol, en signe de ma légère frustration. Mais cela ne m’empêchera pas de me plonger dès que possible sur le tome 2 : « Enders » (My God, quelle imagination, je ne m’y attendais pas à ce titre-là !)

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« Son sweat-shirt à capuche a glissé de l’une de ses épaules, révélant la cicatrice de son vaccin. Je la touche du doigt avec un sentiment de reconnaissance. Sans elle, on serait tous morts, comme nos parents. Ou comme toute personne entre vingt et soixante ans. 
De même que les Enders plus âgés, nous (les Starters) sommes les plus vulnérables. C’est pour cette raison que le gouvernement nous a fait vacciner en premier contre les spores du génocide. Et, aujourd’hui, nous formons les dernières poches de survivants. Quelle ironie du sort ! »

« — Vous serez totalement endormie. La locataire prendra alors mentalement possession de votre corps. Puis elle répondra à une série de questions afin que l’équipe s’assure que tout fonctionne normalement. Après cela, elle sera libre de profiter à sa guise du corps qu’elle a loué. (…) Le corps garde en mémoire son activité musculaire si bien que la locataire sera capable de pratiquer tous les sports que vous maîtrisez. Le temps de location imparti écoulé, la cliente revient ici. (…)
— Et s’il m’arrive un truc pendant qu’elle est dans mon corps en train de faire du snowboard ou de la plongée ? Si jamais je suis blessée ?
— Le cas ne s’est jamais produit. Nos locataires s’engagent par contrat à des responsabilités légales et financières. Et croyez-moi, tous nos clients aspirent à récupérer leur acompte !
A l’entendre, je ne suis qu’une simple voiture de location. Des frissons remontent le long de ma colonne vertébrale. (…) Inquiète, je demande :
— Et la puce ?
— On l’enlève au terme de votre troisième contrat de location. »

 

Bientôt la fin des vacances : un petit point sur mes manuscrits en cours s’impose !

Bon, on ne va pas se le cacher : cet été, je n’en ai pas fichu une rame ! Donc bonne résolution, au 1er septembre, je me remets sérieusement à bosser. Mais sur quoi ? Lequel de mes manuscrits aura ma préférence ? Parce qu’avec ma tendance à commencer un roman et à ne pas le finir sous prétexte qu’une nouvelle idée pointe le bout de son nez, je suis mal, très mal…

6 manuscrits en cours ! Franchement, c’est pas sérieux, je procrastine et rien n’avance !

Note aux futurs auteurs : ne jamais faire comme moi. Commencez l’écriture d’un roman et finissez-la avant d’en entamer une autre !

Bref, ceci n’est pas à proprement parler un article, mais plutôt un rappel à l’ordre pour moi-même : « Bouge-toi les fesses (ou les neurones), ma poulette, parce que là, tu nous fais du grand n’importe quoi ! Et je veux que l’un de ces manuscrits soit bouclé avant la fin de l’année sinon je t’étripe !« … OK, je ne me fais pas vraiment peur, mais il fallait que je le tente…

Mayfly’s partners

en collaboration avec Marie Anjoy (qui a fini sa part)

389 pages écrites

encore 7 chapitres à écrire (pour bibi qui est à la bourre)

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« Mettre du beurre dans les épinards »… Olivia nous avait tous les cinq bien appâtés avec son idée ! Et aujourd’hui, en marge de nos professions respectives, nous officions en tant qu’escorts chez Mayfly, son agence d’accompagnement personnalisé. Des instants de nos vies que nous gardons secrets et qui nous réservent bien des surprises…

Neurone Miroir

90 pages écrites (soit la moitié)

C1

Empathie : capacité à saisir, avec autant d’exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d’une autre personne et à les comprendre comme si l’on était cette autre personne. (selon Carl Rogers, dictionnaire de psychologie Doron-Parot)

Samantha a parfois été traitée de sorcière. Elle se dit juste sensitive et vit avec ce don, ou cette malédiction, parce qu’il faut bien vivre. Jusqu’au jour où cette capacité particulière qu’elle tente d’occulter va bouleverser sa vie…

(Sans) Domicile Fixe

47 pages écrites (soit moins de la moitié)

SDF (2)

Clémence habite au quatrième étage d’un immeuble parisien. Seule. Depuis deux ans. Depuis cet ‘accident’ qui l’a cloîtrée chez elle. Sa liberté, elle la vit par procuration, en observant sa rue et la vie qui continue sans elle. Jusqu’à ce jour de janvier où, bien protégée dans sa tour d’ivoire, elle vient en aide à un SDF en mauvaise posture. Une bonne action, penseraient certains. Clémence, elle, y voit la perte de ses derniers repères…

Sav(e)anna

(j’ose plus dire le peu qui est déjà écrit)

 

Grace n’a que cinq ans lorsqu’elle est enlevée devant chez elle. Prénommée Anna par sa nouvelle ‘maman’, élevée par un ‘papa’ délinquant, elle devra apprendre à vivre, ou à survivre, auprès de ce couple dysfonctionnel. Et cela ne se fera pas sans laisser de séquelles…

Destins croisés

 

Madeline a tout pour être heureuse : un mari aimant et l’arrivée prochaine de son premier enfant. Un accident de voiture va bouleverser ce bel avenir. Les médecins l’annoncent dans le coma, mais elle est là, elle les entend, sans pouvoir leur répondre. Alors surviennent, entre deux instants de conscience, ces rêves étranges où elle meurt, encore et encore, alors qu’un inconnu tente de lui porter secours. Madeline en est convaincue : ces hallucinations ne sont que les prémices de sa fin. À moins qu’il ne s’agisse de réminiscences de vies antérieures… Non, impensable.

La demoiselle de Vaucouleurs

15 pages écrites (mais un fichier de recherches historiques de 37 pages)

la demoiselle de Vaucouleurs

8 janvier 1412. Dans la chapelle castrale de Vaucouleurs est célébré le baptême de Claude, fille du Chevalier de Baudricourt et de Catherine de Chansey. Le même jour, dans la petite église de Domrémy, on bénit l’arrivée de Jeanne, fille de Jacques et d’Isabelle. La destinée de l’une sera guidée par la main de Dieu, celle de l’autre forgée par des rencontres bien plus hasardeuses.

Voilà, d’évidence, je vais m’attacher à finir Mayfly’s partners, le manuscrit à quatre mains avec Marie Anjoy, parce qu’il ne faut pas pousser Mémé dans les orties et que ma co-auteure attend. Puis je pense m’attaquer à SDF parce qu’il n’est pas trop compliqué… Neurone Miroir est plus complexe puisque c’est un polar et que je ne dois pas me rater sur le suspense… La demoiselle de Vaucouleurs va me demander encore beaucoup de recherches sur les us et coutumes du Moyen-âge (je déteste l’approximation et encore plus les anachronismes) ; je compte minimum un an pour ce seul manuscrit… Quant à Sav(e)anna et Destins croisés, en 2022 et 2023, si tout va bien…

« Comment se débarrasser d’un vampire amoureux » de Beth Fantaskey

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Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu ! Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise. Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la jeune fille a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.

OK, il parait qu’à cheval donné, on ne regarde pas les dents. Mais bon, se retrouver avec une vieille carne souffreteuse, c’est pas franchement la panacée non plus…

Voilà ce que j’ai pensé en attrapant ce livre dans la pile de ceux qu’une copine venait de me refiler. Bon pied bon œil, mais à reculons, avec – vous l’avez compris – un évident a priori : un titre « pas folichon », une couverture peu accrocheuse et un résumé qui laisse présager une histoire gnangnan d’adolescents énamourés sur fond de buveurs de sang immortels.

Et quelque part, c’est un peu ça, SAUF si vous ouvrez le livre après l’incantation trois ou quatre fois répétée – un peu plus peut-être pour les cinquantenaires comme moi – : « souviens-toi de tes jeunes années, quand t’avais rien vécu, quand t’avais 18 ans… ». Et là, ça y est, vous êtes dans le bon état d’esprit pour apprécier !

Parce que je plaide coupable, ma première impression était fausse. Ce livre fut un agréable divertissement – pas une œuvre majeure, hein, on est bien d’accord ! –. Alors oui, il faut se remémorer et s’immerger dans cette époque lointaine de nos premiers émois, mais passé ce cap, l’ensemble est fort bien mené et pas niais pour deux sous en plus d’être plutôt bien écrit (et traduit de l’anglais). C’est gai, c’est frais, c’est assez addictif en fait !

Jessica est un personnage attachant qui a les pieds sur terre. Cartésienne, elle ne croit ni aux vampires ni à ce pacte qui fait d’elle une future cheffe de clan au fin fond de la Roumanie. L’arrivée de son prétendu « fiancé » n’est qu’une mauvaise blague : il va juste lui bousiller sa si prometteuse année de Terminale. Quant à Lucius, auréolé de mystère et de cette fameuse attraction animale propre à tout bon vampire, il m’a fait sourire (dans le bon sens du terme, je précise). Les manières d’un autre âge de ce Grand Prince des Ténèbres tout droit sorti de ses Carpates natales sont un superbe pendant aux « mœurs légères » des jeunes mortels américains. Le choc des cultures, dirons-nous !

Pour les personnages secondaires, une mention spéciale aux parents adoptifs de Jessica, écolos et végétariens. Assez cocasse quand on élève une princesse vampire en devenir !

En résumé, une énième histoire de vampire, oui. Que j’aurai classé dans la catégorie « Pour adolescents », oui… avant de me souvenir que je n’en suis plus une depuis longtemps et que, pourtant, j’ai été séduite. Donc : « Pour tous ceux qui aiment les comédies romantiques fantastico-vampiriques et qui veulent passer un bon moment sans prise de tête ».

*

« Je lançais un coup d’œil vers la route, le cœur battant la chamade. Mais où était ce maudit bus ? Et pourquoi fallait-il que mon père m’oblige à prendre les transports en commun alors que j’aurais pu avoir une voiture, comme la plupart des élèves de terminale ? Bien sûr, il fallait que je préserve l’environnement” ! Et je parie que si je m’étais fait enlever par ce type louche, papa aurait insisté pour que mon avis de recherche n’apparaisse que sur des briques de lait en carton recyclé… »

« Impossible de réaliser ce qu’il venait de me dire sur le mariage ou sur ce qui avait été « décrété ». Il m’avait traitée de « vampire ».
Cinglé. Lucius Vladescu était complètement cinglé. Et j’étais toute seule avec lui, dans une écurie déserte. Alors, je fis ce que n’importe quelle personne sensée aurait fait : je lançai la fourche vers ses pieds et me mis à courir comme une folle vers la maison, ignorant ses hurlements de douleur. »

« – Essaie cette robe.
– J’ai déjà plein de vêtements, protestai-je.
– Oui. Et tu ferais bien de tous les jeter. Et en particulier ce tee-shirt avec le cheval blanc, le cœur et la lettre I dans le fond. Qu’est-ce que ça veut dire ?
– I love les chevaux arabes. Pour dire que j’aime les chevaux arabes, expliquai-je.
– J’aime la viande saignante, mais ce n’est pas pour autant que je porte la photo d’un steak cru sur le torse. »

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Nouvelle aventure : Rocambole

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Voici quelques semaines que j’ai répondu à cette annonce : La future application pour smartphone « Rocambole » recherchait des coachs littéraires et des membres pour compléter leur comité de lecture.

J’ai postulé avec un maigre espoir – nous partîmes 200 et nous vîmes 15 en arrivant au port – … Et me voici aujourd’hui à lire, commenter, analyser des œuvres susceptibles de rejoindre le catalogue ! C’est une magnifique expérience : que de bons textes ! Maintenant, j’attends celui qui saura me subjuguer au point que je demande à en devenir le coach. Mon coup de cœur sera peut-être en août, allez savoir !

La session de recrutement de coachs est fermée dans l’immédiat, mais les manuscrits de tous genres sont les bienvenus. Amis auteurs, n’hésitez pas !

« Robe de marié » de Pierre Lemaitre

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Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite, elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape…

Nouvelle plongée dans les esprits tourmentés, pour ne pas dire franchement dérangés, des personnages de Pierre Lemaitre, et une nouvelle fois, j’ai été transportée. Non, délicieusement désorientée serait le mot juste. Je m’attendais à ce que l’auteur me (mal)mène – de main de maître, ça va de soi – tranquillement du point A au point B, avec une bonne dose de suspense entre les deux, mais non, il m’a trimbalée, le bougre !

Le récit s’articule en trois parties : le point de vue de Sophie, notre héroïne, sur le dérapage (incontrôlé) de son existence, la lecture d’un journal intime – à vous rendre paranoïaque –, et la vie de Sophie avec son nouveau compagnon, Frantz. Trois parties, trois visions différentes.

Pour ne pas divulgâcher l’intrigue, je ne dirais que quelques mots sur le personnage central lorsque nous le découvrons : Sophie est dépressive. Non, pire, Sophie est carrément pas nette dans sa tête et sujette aux trous de mémoire. Et lorsqu’elle sort de ces phases d’absence, c’est pour se découvrir à côté d’un cadavre. Flippant, non, d’être une meurtrière et de n’en avoir aucun souvenir ! Alors, bien évidemment, Sophie va fuir pour échapper à la justice et tenter de remettre de l’ordre dans cette vie qu’elle ne maîtrise plus…

Je pensais lire une longue et trépidante cavale. J’ai été piégée, c’est bien pire que ça : c’est un guet apen machiavélique… que je vous laisse découvrir !

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« Les gens heureux lisent et boivent du café » de Agnès Martin-Lugand

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 » Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.  » Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

*

Voilà, le petit livre est refermé… Petit, oui, parce que 186 pages en version poche, ben ça ne fait pas bézef, et ce n’est pas plus mal !

Pourtant l’idée de départ n’était pas inintéressante : la reconstruction après un deuil (double même : mari et fille), on ne peut que compatir. Et c’est bien sur ce seul passage du livre (soit trois chapitres) que j’ai eu quelques menus frissons d’empathie et un vague engouement.

Parce qu’hélas la suite – l’arrivée de notre héroïne sur des terres irlandaises reculées et les rencontres « trépidantes » qu’elle va y faire – va s’avérer d’une platitude, d’une « niaiserie » assez affligeante. Notre Diane est comme elle est (on a fini par s’y faire): effondrée, larmoyante, hystérique ou amorphe. Mais Edward, le photographe irlandais bourru, asocial – mais qui va lui redonner goût à la vie en deux temps trois mouvements – et les personnages secondaires – un en particulier, mais je ne vais pas vous divulgâcher l’intrigue – sont, eux, caricaturaux !

Pour conclure, je dirais que cette lecture était mignonnette parce que pas trop mal écrite, mais convenue, prévisible et somme toute insipide. Une tranche de vie d’un an qui m’a finalement laissée de marbre !

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« Psycho Killer » de… Anonyme (wtf ? Ça commence bien !)

 

Tout semble paisible à B Movie Hell. Jusqu’à ce qu’un tueur mystérieux – sous un masque en forme de crâne surmonté d’une crête rouge – se mette à assassiner très tranquillement certains habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à Milena Fonseca et Jack Munson, dit le Fantôme, deux spécialistes des opérations clandestines. Mais bientôt des liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’État. Les habitants de B Movie Hell sont bien résolus à mettre fin eux-mêmes et sans l’aide de personne à cette situation cauchemardesque…

Cet Anonyme est aussi l’auteur de « l’œil de la lune », « Le cimetière du diable », Le livre de la mort », « Sanchez: un conte de Noel », « Le pape, le kid et l’iroquois », « Le livre sans nom », « Bourbon kid » et « Que le diable l’emporte ».

Ne vous y trompez pas, ce thriller est à prendre pour ce qu’il est, un cliché du genre, une véritable parodie des films gore tels qu’« Halloween », « Scream » ou « Souviens-toi l’été dernier »… et je l’ai dévoré en trois jours, c’est vous dire que j’ai aimé. Pas de prise de tête psychologique, on se laisse bêtement porter et l’intrigue file toute seule, comme dans ces films de série B !

La recette : des personnages et des situations caricaturales (mais très bien écrit, je vous rassure). Nous avons l’ex-agent secret, dit « le fantôme », as-been et alcoolique, la petite bourgade de bouseux sous la coupe bienveillante d’un mafieux obsédé sexuel, des prostituées pas futées, des flics corrompus… et un tueur très très méchant et complètement psychopathe (mais c’est pas sa faute, bien sûr, ce sont les expérimentations secrètes du gouvernement qui l’ont rendu comme ça !)

Et puis il y a des rebondissements. Du sang. Des révélations. Du sang (oui, c’est crado, des meurtres avec un couperet bien aiguisé, ça gicle partout !)… Et un final à l’américaine (profonde), avec coucher de soleil et tout le tralala.

Alors, si vous voulez lire du thriller sans avoir peur, n’hésitez pas, c’est le livre qu’il vous faut !

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