« Comment se débarrasser d’un vampire amoureux » de Beth Fantaskey

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Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu ! Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise. Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la jeune fille a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.

OK, il parait qu’à cheval donné, on ne regarde pas les dents. Mais bon, se retrouver avec une vieille carne souffreteuse, c’est pas franchement la panacée non plus…

Voilà ce que j’ai pensé en attrapant ce livre dans la pile de ceux qu’une copine venait de me refiler. Bon pied bon œil, mais à reculons, avec – vous l’avez compris – un évident a priori : un titre « pas folichon », une couverture peu accrocheuse et un résumé qui laisse présager une histoire gnangnan d’adolescents énamourés sur fond de buveurs de sang immortels.

Et quelque part, c’est un peu ça, SAUF si vous ouvrez le livre après l’incantation trois ou quatre fois répétée – un peu plus peut-être pour les cinquantenaires comme moi – : « souviens-toi de tes jeunes années, quand t’avais rien vécu, quand t’avais 18 ans… ». Et là, ça y est, vous êtes dans le bon état d’esprit pour apprécier !

Parce que je plaide coupable, ma première impression était fausse. Ce livre fut un agréable divertissement – pas une œuvre majeure, hein, on est bien d’accord ! –. Alors oui, il faut se remémorer et s’immerger dans cette époque lointaine de nos premiers émois, mais passé ce cap, l’ensemble est fort bien mené et pas niais pour deux sous en plus d’être plutôt bien écrit (et traduit de l’anglais). C’est gai, c’est frais, c’est assez addictif en fait !

Jessica est un personnage attachant qui a les pieds sur terre. Cartésienne, elle ne croit ni aux vampires ni à ce pacte qui fait d’elle une future cheffe de clan au fin fond de la Roumanie. L’arrivée de son prétendu « fiancé » n’est qu’une mauvaise blague : il va juste lui bousiller sa si prometteuse année de Terminale. Quant à Lucius, auréolé de mystère et de cette fameuse attraction animale propre à tout bon vampire, il m’a fait sourire (dans le bon sens du terme, je précise). Les manières d’un autre âge de ce Grand Prince des Ténèbres tout droit sorti de ses Carpates natales sont un superbe pendant aux « mœurs légères » des jeunes mortels américains. Le choc des cultures, dirons-nous !

Pour les personnages secondaires, une mention spéciale aux parents adoptifs de Jessica, écolos et végétariens. Assez cocasse quand on élève une princesse vampire en devenir !

En résumé, une énième histoire de vampire, oui. Que j’aurai classé dans la catégorie « Pour adolescents », oui… avant de me souvenir que je n’en suis plus une depuis longtemps et que, pourtant, j’ai été séduite. Donc : « Pour tous ceux qui aiment les comédies romantiques fantastico-vampiriques et qui veulent passer un bon moment sans prise de tête ».

*

« Je lançais un coup d’œil vers la route, le cœur battant la chamade. Mais où était ce maudit bus ? Et pourquoi fallait-il que mon père m’oblige à prendre les transports en commun alors que j’aurais pu avoir une voiture, comme la plupart des élèves de terminale ? Bien sûr, il fallait que je préserve l’environnement” ! Et je parie que si je m’étais fait enlever par ce type louche, papa aurait insisté pour que mon avis de recherche n’apparaisse que sur des briques de lait en carton recyclé… »

« Impossible de réaliser ce qu’il venait de me dire sur le mariage ou sur ce qui avait été « décrété ». Il m’avait traitée de « vampire ».
Cinglé. Lucius Vladescu était complètement cinglé. Et j’étais toute seule avec lui, dans une écurie déserte. Alors, je fis ce que n’importe quelle personne sensée aurait fait : je lançai la fourche vers ses pieds et me mis à courir comme une folle vers la maison, ignorant ses hurlements de douleur. »

« – Essaie cette robe.
– J’ai déjà plein de vêtements, protestai-je.
– Oui. Et tu ferais bien de tous les jeter. Et en particulier ce tee-shirt avec le cheval blanc, le cœur et la lettre I dans le fond. Qu’est-ce que ça veut dire ?
– I love les chevaux arabes. Pour dire que j’aime les chevaux arabes, expliquai-je.
– J’aime la viande saignante, mais ce n’est pas pour autant que je porte la photo d’un steak cru sur le torse. »

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