« Les gens heureux lisent et boivent du café » de Agnès Martin-Lugand

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 » Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.  » Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

*

Voilà, le petit livre est refermé… Petit, oui, parce que 186 pages en version poche, ben ça ne fait pas bézef, et ce n’est pas plus mal !

Pourtant l’idée de départ n’était pas inintéressante : la reconstruction après un deuil (double même : mari et fille), on ne peut que compatir. Et c’est bien sur ce seul passage du livre (soit trois chapitres) que j’ai eu quelques menus frissons d’empathie et un vague engouement.

Parce qu’hélas la suite – l’arrivée de notre héroïne sur des terres irlandaises reculées et les rencontres « trépidantes » qu’elle va y faire – va s’avérer d’une platitude, d’une « niaiserie » assez affligeante. Notre Diane est comme elle est (on a fini par s’y faire): effondrée, larmoyante, hystérique ou amorphe. Mais Edward, le photographe irlandais bourru, asocial – mais qui va lui redonner goût à la vie en deux temps trois mouvements – et les personnages secondaires – un en particulier, mais je ne vais pas vous divulgâcher l’intrigue – sont, eux, caricaturaux !

Pour conclure, je dirais que cette lecture était mignonnette parce que pas trop mal écrite, mais convenue, prévisible et somme toute insipide. Une tranche de vie d’un an qui m’a finalement laissée de marbre !

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6 commentaires sur « « Les gens heureux lisent et boivent du café » de Agnès Martin-Lugand »

  1. Franchement, je ne peux pas croire que vous avez lu ce roman !
    Dire que ce roman est niais et qu’Edward va redonner goût à la vie à Diane en deux temps trois mouvements est le contraire de ce qui se passe. L’auteure démontre en effet que le travail de deuil n’est pas quelque chose de “lisse”, que les comportements des gens en souffrance peuvent être excessifs…
    J’ai lu pas mal de choses négatives sur ce livre, que je peux accepter… Mais, là, je ne comprends vraiment pas !

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  2. Oups, désolée, je crois que j’ai fait une fausse manip’, j’ai perdu un commentaire ! En substance, la dame n’était pas d’accord avec mon retour qu’elle trouvait injustifié… Donc je lui répondrais que si, si, j’ai lu le livre en entier et oui, oui, je persiste dans mon commentaire ! … Ah, sauvée, je l’ai retrouvé !

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    1. Je trouve que le commentaire que vous avez mis sur Facebook en réponse à mon message est davantage éclairant sur les griefs que vous faites à ce roman.
      Je trouve que cela permet aux lecteurs potentiels de faire leur choix en connaissance de cause : passer leur chemin ou pas…
      Bonne fin d’après-midi

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