« La face cachée des dômes » d’Anne Feugnet

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La France, 26e siècle.

Une trentaine de militaires qui ont survécu à l’extermination de la vie humaine et animale par des fanatiques religieux vivent dans des dômes artificiels.
Deux mondes où l’argent n’existe plus, où chacun est égal en droits… Mais où toute liberté a disparu ; les hommes et les femmes vivent séparément et n’ont aucun rapport depuis longtemps.
Antaldys, jeune mère porteuse non volontaire, va se rebeller contre le système qui l’oblige à abandonner son fils aux hommes. De son côté, Ethan, jeune homme frustré par une vie ennuyeuse qu’il n’a pas choisie, n’a trouvé d’autre moyen que de devenir père pour échapper à son destin.
Antaldys et Ethan vont braver les interdits, découvrir de monstrueux secrets cachés par leurs dirigeants…

La situation va leur échapper… mais cela en vaut-il peut-être la peine ?

 

Changement radical d’univers avec ma seconde lecture pour cette semaine de vacances : un roman post-apocalyptique !

Mon premier ressenti sur les deux tiers du roman : il est bien ficelé ; on sent que l’auteure a tout mis en œuvre pour crédibiliser la situation de ces deux dômes. Chaque détail de la vie de ces hommes et ces femmes séparés depuis des centaines d’années est expliqué et argumenté. Moi qui cherche souvent la faille, le détail qui tue, l’incohérence qui va faire capoter l’intrigue… bah, j’ai pas trouvé, j’ai juste lu avec plaisir, sans réfléchir, parce que l’ensemble me semblait plausible (donc qui a dit que j’étais psychorigide, hein ?). Les deux protagonistes principaux sont attachants, déterminés à bousculer ce petit vase clos sclérosé par le temps, et ce pour des raisons différentes, fort louables pour la jeune Antaldys, peut-être moins altruistes pour Ethan, mais ceci reste une affaire d’appréciation personnelle.

Par contre (ben, oui, faut bien que je trouve un défaut puisque la perfection n’existe pas !), petite déception sur le dernier tiers où j’ai bien moins adhéré aux personnages qui entraient en scène (dont je ne parlerais pas pour ne pas gâcher l’intrigue). J’ai eu l’impression que l’auteure choisissait la facilité pour justifier le déroulement de cette partie. Donc, sans aller jusqu’à dire qu’elle m’a perdue sur la fin du roman, je suis restée sur faim, un peu frustrée par cette simplicité.

Ce livre reste néanmoins un ouvrage agréable à lire, et jusqu’au bout, je tiens à préciser !