« La Tresse » de Lætitia Colombani

41Li1kLETJL._SX339_BO1,204,203,200_

Aujourd’hui, place à Marjorie, une jeune lectrice de mes connaissances, qui ose sa première chronique. Je lui laisse donc la parole…

« La tresse » (lien vers Amazon)

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper
à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Ce que j’en ai pensé ?

Un roman court qui se lit facilement et rapidement ; typiquement le genre d’ouvrage que j’aurais pu lire lors d’un après-midi pluvieux ou le temps d’un voyage en train.

Au fil des chapitres, l’auteure nous dresse le portrait de trois femmes qui verront leur destin subitement bouleversé. Chacune à leur manière, elles devront alors lutter pour leur liberté, leur avenir, leur vie.

Smita est le premier personnage que l’on rencontre, et certainement celui qui m’a le plus touché (Peut-être parce que c’est sa vie qui s’éloigne le plus de la nôtre et que l’on a plus de mal à imaginer le malheur des gens qui vivent plus loin que le bout de notre rue). Elle est une Intouchable, caste de la société indienne jugée « impure », et c’est ce que deviendra à son tour sa fille en grandissant. Cependant, Smita, qui ne rêve pour elle que d’uniforme d’écolière et de livres, refuse cette vie pour son enfant. Elle bouleversera les codes établis et prendra leur avenir en main.

Après l’accident de son père, Giulia, jeune italienne d’une vingtaine d’années, laissera de côté ses problèmes de cœur pour sauver l’entreprise familiale au bord de la faillite. Au risque de me faire taper sur les doigts pour mon manque de compassion, je dois admettre que c’est la situation de Giulia qui m’a le moins ému car, pour moi, ce qu’elle traverse n’est pas « comparable » aux épreuves que subissent les deux autres femmes.

Enfin, Sarah est la working-girl par excellence qui ne vit que pour son travail. À dévorer ses dossiers comme on mangerait des smarties, elle finit par s’oublier elle-même et met sa vie (et sa santé) entre parenthèses. Lorsque ses collègues découvrent qu’elle est atteinte d’un cancer, elle voit sa prodigieuse carrière voler en éclats et se retrouve mise au placard. Pour moi, il a été difficile de me reconnaître en la personne de Sarah ; j’ai du mal à imaginer qu’une femme, aussi acharnée soit-elle, puisse à ce point mettre sa vie de famille et ses problèmes de santé de côté pour se consacrer à son travail quand personnellement j’ai du mal à laisser mon chien seul plus d’une heure… Toujours est-il que j’avais parfois envie de la secouer et de lui dire que la vie vaut plus qu’un job… Mais je changerai peut-être d’avis le jour où j’aurai décroché le « méga-job du siècle »…

Malgré les thématiques abordées qui sont dramatiques et d’actualité (la lutte pour la liberté, l’injustice, la maladie, la discrimination…) et des personnages attachants, j’avoue être restée sur ma faim… Chaque portrait aurait à mon sens mérité un peu plus d’approfondissement sur leur passé et ce qui a forgé le caractère de ces trois femmes plutôt que sur leurs malheurs.

Malgré ce petit bémol, ce fut une lecture d’une traite tant je voulais connaître la fin. L’émotion est présente, l’histoire est touchante et délivre un beau message d’espoir et d’humanité. Je conclurai donc par un mot : décoiffant !

4 commentaires sur « « La Tresse » de Lætitia Colombani »

Les commentaires sont fermés.